Propositions POUR Ameliorer
la qualité de l’apprentissage aux métiers
de la maçonnerie
Synt hèse des travaux
Tableau de bord national de l’emploi et de la formation dans le BTP
Édition juin 2008
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Tableau de bord de l’insertion professionnelle des jeunes dans le BTP L’accès à l’emploi des jeunes à l’issue d’une formation BTP
Édition juillet 2008
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Grenelle de l’Environnement, Plan Climat, Plan National Santé Environnement, programme de recherche PREBAT, Fondation Bâtiment Énergie, … Autant de « chantiers » nationaux qui démontrent que le développement durable est au cœur des préoccupations et que le bâtiment a un rôle primordial à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique.
En effet, pour les constructeurs aujourd’hui, le développement durable est le principal enjeu. « La construction durable n’est pas un gadget, c’est un enjeu stratégique. C’est une condition nécessaire pour rester un acteur de premier plan sur les marchés futurs », explique Yves Gabriel, P-DG de Bouygues Construction. « Une tour de bureaux construite sans prendre en compte les contraintes environnementales et énergétiques verrait sa valeur patrimoniale considérablement amoindrie dans moins d’une dizaine d’années », ajoute-t-il.
Le BTP consomme en effet de l’énergie en France. Le Grenelle de l’environnement prévoit, pour le neuf, une généralisation des bâtiments basse consommation d’ici à 2012 et, pour l’existant, une diminution des consommations d’énergétique de 38 % d’ici à 2020. A cette même date, toutes les constructions neuves devront être « à énergie positive », c’est-à- dire produire davantage d’énergie qu’elles n’en utilisent. Pour restreindre la consommation d’énergie des immeubles, les fabricants travaillent sur des matériaux innovants. Lafarge a ainsi créé, en collaboration avec
Bouygues Construction, de nouveaux bétons offrant une meilleure isolation. De même, de plus petites entreprises consacrent leurs efforts à ce vaste chantier. Le fabricant de conduits de cheminées Poujoulat dédie ainsi près de 8 % de ses recettes à la R&D et développe des produits qui favorisent l’efficacité énergétique.
Lors de sa construction, un bâtiment écologique présente un surcoût de 10 % environ en fonction des techniques choisies, mais il permet ensuite d’économiser sur la facture de chauffage par exemple. (Extrait du site « Journal des finances »).
Des différentes interventions, il ressort que le secteur de la construction et la maçonnerie en particulier sont, de fait, confrontés à quatre ruptures :
La première est « l’apparition d’obligation de résultats plus que de moyens ». C’est un chan- gement fondamental dans l’acte de construi- re. On demande aux constructeurs de garantir la performance énergétique des bâtiments,
Autre nouveauté : « la prise en compte des usages, de l’exploitation et de la maintenance des bâtiments » construits,
Troisième rupture : la nécessité de construire des bâtiments technologiques, qui ne soient pas seulement peu ou pas consommateurs d’énergies, mais également producteurs d’énergies, notamment via la géothermie ou le solaire,
Enfin, la prise en compte du bien-être et de la santé des usagers, notamment par la qualité de l’air intérieur.
un changement de culture pour tous les acteurs Aussi, chaque intervenant d’un projet de construction doit, à son niveau, intégrer les enjeux de ces ruptures. L’acteur de chantier ne doit pas être le maillon faible dans l’acte de construire un bâtiment technologique. Les formateurs évaluent le changement de culture pour eux, pour les maîtres d’appren- tissage. L’acteur du chantier doit d’ores et déjà être capable d’identifier les enjeux d’une approche globale du bâtiment, situer son in- tervention dans le déroulement du chantier et participer à son niveau à l’obtention des per- formances au travers notamment de sa capa- cité à contrôler sa production et à assurer la traçabilité de son contrôle.
précision et rigueur : les fonda- mentaux demeurent L’apprentissage du contrôle (auto contrôle) formation passe sans doute par le développe- ment de la rigueur et du soin dans les activités fondamentales du métier de maçon : réaliser des coupes précises, maîtriser les différentes
techniques de réali- sation des maçonneries, notamment la mise en œuvre des joints minces. Il importe aussi que ce renforcement de la rigueur de l’exécution et de la précision accompa- gne une prise de conscience de l’importance de cette démarche globale de conception-réalisa- tion des bâtiments. Une meilleure connaissan- ce des systèmes constructifs et des matériaux contribuera à cette prise de conscience et à la compréhension par l’intervenant de premier niveau de chantier des conséquences de son geste sur ce type de matériau.
une approche à construire pour le niveau V Pour le niveau V, la démarche pédagogique devra alors s’appuyer sur des éléments tout à fait concrets et matériels, notamment par une mise en œuvre. Le CFA peut sans doute deve- nir une ressource pour ces expérimentations, certainement en renforçant les partenariats avec des industriels.
L’opérateur de premier niveau de chantier doit s’appuyer sur une connaissance générale des fonctions du bâti et de l’acte de construire pour apprécier et évaluer les conséquences de son intervention.
La durée d’enseignement professionnel, du fait d’une possible évolution des programmes d’enseignement général dans le cadre de la rénovation de la voie professionnelle, diminue régulièrement alors même que le besoin reste prégnant.
Cette mission peut cependant relever du for- mateur d’étude des constructions le mieux à même d’apporter une approche globale. Une évolution de cet enseignement et l’affirma- tion de cet objectif s’impose, particulièrement pour les maçons, qui ont précisément un cadre technologique très large.
anaLyse par Les participants
Au niveau national
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6 | Propositions pour améliorer la qualité de l’apprentissage aux métiers de la maçonnerie Développer une approche globale de l’acte de construire | 7
Réalisation de documents de synthèse après la tenue de séminaires techniques.
Organiser, structurer, hiérarchiser les niveaux d’informa- tions afi n de mettre en évidence le contenu essentiel.
Questionnement et hiérarchisation avec le client. Proposition de choix techniques pour l’organisation de l’information. Avant projets graphiques relatifs à la thématique traitée. Finalisation d’un avant projet intégrant l’ensemble de l’o re. Exécution de maquette. Réalisation d’une maquette en blanc.
Un document synthétique pressentant de manière évidente les thèmes et contenus.
CCCA-BTP Comité de concertation et de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux publics
CONTEXTE :
L’OBJECTIF :
LA MÉTHODE :
SOLUTIONS :
